immobilier saint-cyprien

Parmi les grandes villes françaises, à l’exception de Marseille, Toulouse est pour l’heure la moins chère en matière d’immobilier, avec un prix moyen de 3 140 euros le mètre carré. Seulement, les professionnels du secteur craignent l’augmentation de ce dernier dans les jours à venir, notamment avec l’extension de la ligne LGV reliant Bordeaux et la ville Rose. Avant d’investir dans la capitale de l’Occitanie, quels sont les éléments à connaître concernant le marché immobilier toulousain ? Tour d’horizon avec Detective-Banque.fr.

À 3140 € le m² : un prix abordable pour une métropole

Sur le plan immobilier, Toulouse se démarque par des caractéristiques très particulières. Aux dernières nouvelles, le prix du mètre carré dans la ville Rose est de 3 143 euros selon le baromètre LPI-SeLoger. Cela reste raisonnable pour une métropole comme Toulouse, dont le nombre d’habitants dépassait les 475 000 individus en 2016. Pour y voir plus clair, voici une comparaison des grandes villes françaises par ordre de prix décroissant :

  • Paris : 10 034 €
  • Bordeaux : 4 844 €
  • Lyon : 4 717 €
  • Nice : 4 219 €
  • Nantes : 3 300 €
  • Lille : 3 258 €
  • Montpellier : 3 009 €
  • Marseille : 2 977 €

Si on se réfère à cette grille, Toulouse est la quatrième grande ville la moins chère de France, sachant que l’achat moyen d’un bien dans la ville Rose varie entre 200 000 et 250 000 € selon la gérante et co-fondatrice de l’agence immobilière My Toulouse, Caroline Ayroles. Pour ce qui est de la marge de négociation, elle dépasse rarement 5 % du prix de vente.

Bon à savoir :

  • Un studio situé dans l’hyper-centre de Toulouse coûte entre 120 et 130 000 €
  • Un T2 est vendu entre 90 000 et 180 000 € selon les quartiers
  • Une maison individuelle s’élève à plus de 300 000 €

L’effet LGV bientôt à Toulouse ?

Avec un prix moyen de 3 140 € et une hausse annuelle de 1,5 %, l’immobilier toulousain reste relativement accessible. Malheureusement, le nouveau projet validé en septembre 2018 par le gouvernement pourrait complètement changer la donne. Pour rappel, il s’agit du prolongement de la ligne à grande vitesse (LGV) qui va relier la ville Rose à Bordeaux.

Comme ce qui s’est passé à Rennes ou encore à Bordeaux, les professionnels de l’immobilier craignent un « effet LGV » qui pourrait booster le prix de l’immobilier dans la ville de la violette et du cassoulet, voire irradier les villes périphériques par ricochet. De prime abord, cela semble inévitable, encore faut-il attendre la mise en service définitive de la LGV et attendre patiemment la suite…

Toulouse : une ville toujours attractive

Toulouse est une ville dynamique et active où il fait bon vivre, travailler, étudier et faire la fête. Tous ces attraits font de la « Capitale du Rugby » une ville très plébiscitée des investisseurs et acheteurs, essentiellement locaux. Pour résumer, la ville Rose séduit par ses nombreux atouts :

  • Des prix immobiliers raisonnables pour une métropole
  • Des taux d’emprunt avantageux : 0,80 % sur 15 ans
  • La proximité d’Airbus : l’un des principaux pourvoyeurs d’emplois dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
  • Une qualité de vie exceptionnelle

Le marché immobilier toulousain est donc marqué par un dynamisme exceptionnel, sachant que la proportion d’achats d’une résidence principale est estimée à 2/3 contre 1/3 concernant celle de l’investissement locatif.

Bon à savoir : le délai de vente moyen d’un bien en bon état avec un prix cohérent n’excède pas trois mois, tous secteurs et logements confondus.

Les quartiers toulousains où investir

La ville Rose séduit par sa qualité de vie et ses nombreux attraits. Encore faut-il connaître les différents quartiers où il fait bon investir dans l’immobilier locatif. Le choix de ces derniers varie toutefois selon le type de projet.

Investissement patrimonial : pour l’acquisition d’un bien en vue d’une location, le centre-ville toulousain est un quartier à privilégier. Mieux vaut toutefois se concentrer sur les surfaces moyennes ou plus grandes puisqu’en dessous, le marché est déjà saturé. Le quartier de la Croix de Pierre mérite aussi le détour, avec des prix moins chers que l’hyper-centre, mais une demande locative élevée.

Pour cibler une « locatèle » de jeunes étudiants, le sud-est de Toulouse sera un excellent choix, notamment dans le secteur de Rangueil. Quoi qu’il en soit, il est vivement recommandé d’opter pour un quartier proche des commerces et des transports en commun pour un investissement réussi.

Un marché de périphérie très prometteur

Il n’y a pas que la ville de Toulouse qui attire les investisseurs immobiliers. En effet, les communes avoisinantes font le plein d’acheteurs à l’instar de :

  • Blagnac
  • Tournefeuille
  • Ramonville-Saint-Agne

En plus des économies que les acheteurs peuvent réaliser dans l’achat d’un bien éloigné de Toulouse, le marché de périphérie offre une grande disponibilité de certains biens tels que les maisons avec jardin.

Pour trouver des prix encore moins élevés avec des biens en option, il faut s’écarter davantage de la ville Rose. À environ 35 minutes de la métropole, à Saint-Lys ou Le Muret, des maisons avec garage et jardin sont proposées aux alentours de 200 000 euros.

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