Déconfinement, fermeture des frontières, report de voyage, remboursement de billet de train ou d’avion, les français se posent de nombreuses questions pour la saison estivale qui approche à grands pas. Face à l’épidémie de coronavirus qui a touché la planète entière, quelles seront les conditions de voyage cet été ? Sera-t-il possible de partir à l’étranger ? En Europe ? Où est-il préférable de rester en France ? À nos prochains congés d’été quoi vont ressembler ? L’épidémie sera-t-elle toujours présente ou est-elle enfin derrière nous ? Voici quelques éléments de réponse.

Les vacances d’été, entre attentes et incertitudes

Après une période de confinement particulièrement éprouvante, les français ne rêvent plus que d’évasion, de vacances et de nouvelles découvertes. Cette envie de bouger est accompagnée de beaucoup d’incertitudes, qui se sont dissipées petit à petit, avec l’évolution de l’épidémie, et les décisions des différents pays concernant l’ouverture des frontières.

Plusieurs éléments restent en suspens, face à une maladie qui révèle tous les jours de nouveaux secrets. Au départ, il fallait éviter de quitter la France, et de programmer des vacances à la découverte de nouvelles villes. Peu à peu, l’Europe a commencé à ouvrir ses frontières, et d’ici quelques semaines, il sera probablement possible de voyager en Europe et dans certains autres pays, avec peu de restrictions.

Toutes ces perspectives dépendent évidemment des mesures prises par les autres gouvernements. En gros, les grands déplacements internationaux resteront limiter cet été, voire exclus, et il est certain que ces vacances ne ressembleront à aucune autre année précédente.

Peut-être que la seule certitude, aujourd’hui, est l’impossibilité d’assister à des festivals ou à des concerts internationaux.

Voyager en France

Dans leurs interventions officielles, de nombreux responsables politiques ont invité les français à programmer leurs vacances localement, à la découverte de nouvelles régions du pays. Ces conseils sont basés sur des hypothèses raisonnables relatives à l’épidémie de coronavirus sévissant partout dans le monde. De nombreuses restrictions peuvent en effet rester en vigueur dans certains pays, comme le confinement obligatoire des arrivants, des tests à l’entrée, ou alors un passeport sanitaire.

Même ouvertes, les frontières européennes vont certainement demeurer extrêmement contrôlées, car le risque de contamination n’est pas encore complètement éradiqué.

Les territoires d’outre-mer obéissent à des règles strictes de quarantaine à l’arrivée, et une ouverture plus large pour les touristes ne sera envisagée que si les conditions sanitaires évoluent favorablement.
À terme, les autorités envisagent d’alléger l’isolement obligatoire des arrivants à une semaine, avec l’obligation de se faire tester, le tout dans un objectif de conciliation entre risques sanitaires et survie économique.

Voyager en Europe ou à l’étranger

Les pays européens commencent progressivement à annoncer l’ouverture de leurs frontières, et le démarrage de leurs saisons touristiques, avec des règles sanitaires spécifiques. La commission Européenne a établi certaines recommandations pour cadrer cette saison touristique, sous forme d’un guide de bonnes pratiques selon une approche progressive et coordonnée des différents états.

L’objectif de cette démarche est d’empêcher la propagation du coronavirus à travers les frontières des pays membre de l’Union Européenne.

En ce qui concerne les voyages hors de l’Europe, la décision de l’ouverture des frontières extérieures sera prise de manière collective, avec l’ensemble des pays européens.

Quelle structure choisir pour les vacances cet été ?

En France, les dates d’ouverture des hébergements touristiques comme les campings et les villages de vacances varient selon le degré de propagation du virus dans le département concerné. Quoiqu’il en soit toutes ces structures ont l’obligation de respecter toutes les règles sanitaires de distanciation physique.

Les parcs de loisir pourront également ouvrir sous certaines conditions, et en accueillant un nombre limité de personnes. L’accès aux plages, lacs, plans d’eau et piscines est de nouveau autorisé depuis le 2 juin en zones vertes, et il le sera à partir du 22 juin dans les zones classées orange.

Les lieux culturels, musées et monuments, ainsi que les parcs et espaces verts, ouvrent leurs portes d’une manière progressive, selon la zone, et avec obligation de port du masque dans les lieux fermés.

Est-il possible de se faire rembourser en cas d’annulation d’un voyage ?

De nombreux voyages ont dû être annulés pour cause de pandémie, une dérogation au droit de remboursement s’applique alors à plusieurs catégories d’annulations, qui ont lieu entre le 1er mars et le 15 septembre. Ainsi, il est possible de se faire rembourser un voyage à forfait vendu par une agence de voyages ou un tour-opérateur. Les voyages scolaires fournis par des associations peuvent aussi être remboursés.

Le remboursement concerne également les différents services de voyage vendus par des professionnels du tourisme, qui incluent l’hébergement, une cure thermale, la location de véhicule, ou la visite d’un parc d’attractions.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux annulations de contrats conclus avec un prestataire étranger, ni aux contrats de transport par avion, par train, par bus, ou par bateau.

Les opérateurs doivent proposer à leurs clients, dans un délai de trois mois, un report de séjour pour une prestation équivalente à celle qui a été annulée, ou un avoir du même montant, valable pendant 18 mois.

Pour les billets d’avion dont les vols ont été annulés, c’est la législation européenne qui s’applique, et qui consiste à rembourser les passagers en question. Dans tous les cas, le voyageur doit consulter les modalités du contrat souscrit lors de l’achat du billet, sachant que l’ensemble des acteurs du tourisme se sont engagés à rembourser intégralement leurs clients si jamais le départ en vacances est impossible pour cause de coronavirus.

Impact de la crise sanitaire sur le secteur des transports

Pour endiguer la propagation du virus, les déplacements ont été réduits au minimum durant plusieurs semaines, et les citoyens ont été invités à rester confinés chez eux. Cette limitation de la mobilité a eu un impact direct sur l’économie, et notamment sur le secteur des transports.

Les entreprises ont dû trouver de nouvelles alternatives comme le télétravail et les visioconférences, qui ont rapidement pris le relais sur le présentiel, et certaines de ces méthodes vont probablement perdurer. De même, les relations familiales ont été bouleversées car privées de contact physique, et là aussi, le digital a remplacé les réunions familiales, et les visites des proches étaient quasi inexistantes.

Cette crise sanitaire a donc sonné le glas du transport de masse, car les moyens de transport usuels comme les trains, les bus ou les avions apparaissent comme des vecteurs de propagation du coronavirus.

Les modes de transport habituels sont aujourd’hui obligés de s’adapter à ce contexte difficile, en réduisant le nombre de passagers, et/ou la fréquence des moyens mis à la disposition des voyageurs. Certains professionnels, comme les agences de location de voiture et de bus, ou les chauffeurs de véhicules privés ont été particulièrement lésés par la période de confinement, avec un arrêt quasiment total de leur activité.

Tous ces prestataires sont aujourd’hui prêts à reprendre leur activité, tout en assurant les règles sanitaires préconisées, comme le souligne Romain Visoianu, gérant de TDS Travel, une entreprise de location de bus.

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